Steve Jobs, la fin de l’ « iRevolution » ? (Partie 1)

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La jeunesse d’un visionnaire

Certains le voyaient comme un gourou, un homme charismatique, visionnaire, pointilleux et perfectionniste alors que d’autres le décrivaient comme une personne colérique, mégalomane, déstabilisateur avec un égo hors normes.

Mais qui était vraiment Steve Jobs ? Pour le comprendre, revenons sur les dates clés de sa jeunesse :

  • Février 1955 : le petit Steve naît et celui-ci est adopté par Paul et Clara Jobs.
  • 1967: Steve Jobs obtient son premier job d’été chez Hewwlett-Packard après avoir eu le culot de contacter directement Bill Hewlett, l’un des co-fondateurs, pour lui demander des pièces détachées.
  • 1972 : Après avoir quitté le lycée, Steve invente des boîtiers électroniques, les blue-box, qui permettent de téléphoner gratuitement dans le monde.
  • 1974 : Jobs devient le 40ème employé d’Atari, entreprise pionnière dans l’univers des jeux vidéos
  • 1975 : Steve Jobs est en quête de spiritualité et décide de partir en Inde.
  • 1976 : A son retour et à seulement 21 ans, Steve crée son entreprise avec Steve Wozniak utilisant, comme premier local, le garage de ses parents.

La naissance d’Apple

Ainsi naquit Apple. Le mystère subsiste sur le choix de ce nom. Est-ce une référence à la 3ème pomme après celle qu’Eve mangea et que Newton reçu sur la tête ? Est-ce un hommage aux Beatles et à leur maison de disque dont Jobs était fan ? Ou tout simplement un élément de la stratégie de l’entreprise pour être au début de l’annuaire ?

Ce qui est sûr, c’est qu’Apple est devenu un modèle pour toutes les start-ups des années 2000 avec une recette simple : Design, simplicité et convivialité ! Mais ce qui caractérise le plus la société Apple est sa capacité à innover sans cesse. A tel point qu’elle a été élue la société technologique la plus innovante par les français selon une enquête Toluna QuickSurveys.

Steve Jobs a révolutionné les usages, a révélé les désirs de mobilité et personnalisation et a su les transformer en objets et services. Et cela avant tout le monde, ce qui donne à Apple et Jobs un avantage considérable sur ces concurrents.

L’autre force de la marque à la pomme est d’avoir créé une communauté de fans autour d’elle, appelés « Apple Addicts ».  Ils sont plus de 300 millions personnes à utiliser l’iPod et on compte 100 millions d’utilisateurs d’iPhone.

Pour conserver cette communauté, Jobs a créé un système technologique et économique très fermé avec des produits et services spécifiques à la marque Apple. On pense bien évidemment à iTunes pour l’achat de musique et à l’Apple store pour l’achat d’applications utilisables sur l’iPhone et iPad. Ce système est critiqué par certains car tous les contenus sont soumis à l’autorisation d’Apple et la marque se prend une certaine commission sur ces contenus, jugée trop élevée notamment par le Financial Times.

Autre reproche fait à Steve Jobs, ces produits seraient anti-écologiques. Greenpeace dénonce le dernier né d’Apple, l’iPad, comme étant un produit gadget, gros consommateur d’énergie et de ressources naturelles. Pour comparaison, un eBook consomme 250 fois plus de CO2 que livre papier.

Malgré cela, l’entreprise de Jobs est une vraie success story depuis sa création :

  • 1978 : Apple rapporte 1 million de dollars à Jobs et Wozniak.
  • 1980 : Après seulement 4 ans d’existence, Jobs gagne 100 millions de dollars.
  • 1984 : Lancement du premier ordinateur Grand Public, le Macintosh 12K

Apple sans Jobs, est-ce possible ?

En 1985, Steve Jobs est viré de sa propre entreprise par l’ex-vice-président de Pepsi Cola, John Sculley. Tandis que Jobs part avec 5 de ses meilleurs collaborateurs et 20 millions de dollars récupérés de la vente d’une partir de ses actions, Apple commence une traversée du désert qui va durer 12 ans.

En effet, il existe un lien fort entre l’entreprise et son créateur. Jobs ira jusqu’à déclarer dans le Figaro : « Si vous voulez percevoir ma religion, étudiez mes logiciels, utilisez un Macintosh ou un Apple II. Je suis contenu dedans » (1993).  En 1988, Apple connaîtra ses premières pertes sans son mentor.

En attendant, Jobs se diversifie dans le cinéma et les logiciels.

  • 1986 : Jobs rachète Pixar à Georges Lucas
  • 1988 : Il lance une nouvelle entreprise, NeXT et un appareil révolutionnaire avec un microphone, un clavier et la possibilité de le programmer. Le produit est destiné aux étudiants américains.
  • 1991 : Steve et Disney signent un contrat pour la production de Toy Story, Monstres et Cie et Nemo.
  • 1993 : NeXT connaît un succès mitigé avec seulement 50 000 exemplaires vendus. Jobs décide de reconvertir l’entreprise en éditeur de logiciels.
  • 1995 : Introduction de Pixar en Bourse. La fortune de Steve Jobs s’élève à 600 millions de dollars.
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