Personnes handicapées: qui sont-elles, quels besoins, quels droits ?

« Le handicap est la perte ou limitation des possibilités de participer à la vie normale de la collectivité sur une base égalitaire avec les autres en raison d’obstacles physiques et sociaux » (Organisation Mondiale des Personnes Handicapées)

Le droit aux vacances

droit-vacances-handicap (1)

Trop souvent, les personnes handicapées se voient refuser l’exercice de droits fondamentaux, comme celui de circuler, de se déplacer, de voyager et d’accéder librement aux loisirs et aux vacances. Elles se voient ainsi injustement privées de moments privilégiés facteurs d’équilibre, d’épanouissement personnel, d’insertion, de découverte de l’autre dans l’échange et le respect des différences.

Et pourtant au même titre que la santé, l’éducation, la formation et l’emploi, l’accès aux vacances et aux loisirs pour tous est un droit fondamental inscrit dans la loi dite de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998. Tous les citoyens, y compris les personnes handicapées doivent avoir la possibilité de découvrir les richesses naturelles, patrimoniales, culturelles de notre pays.

Qui sont les personnes handicapées?

Les personnes en situation de handicap, ce sont bien entendu toutes celles qui ont des problèmes  de mobilité, d’agilité, de vision, d’audition et de déficience mentales.

Mais il s’agit également des personnes qui : sont obèses ou atteintes de nanisme ou de gigantisme; ont besoin d’une aide technique pour se déplacer (fauteuil roulant, déambulateur, canne, chien, prothèse…); ont des maladies handicapantes, des troubles de santé invalidants et éprouvent des difficultés à fournir un effort physique : cardiaque, souffrant d’arthrite, de fatigue chronique sévère, d’asthme, de diabète, d’allergies sévères; ont des handicaps temporaires : personnes accidentées (cheville, jambe,  bras foulés ou plâtrés), avec béquilles; sont en situation de handicap passager : femmes enceintes, adultes avec enfants dans des poussettes…).

Les problèmes que rencontrent d’habitude les touristes handicapés quand ils réservent leurs vacances sont: des aménagements aéroportuaires inadaptés, des véhicules ne pouvant accueillir des fauteuils roulants, des chambres d’hôtel non adaptées à leurs besoins, des employés incapables de donner des informations ou des suggestions au sujet des questions concernant l’accessibilité, des salles de bain non adaptées dans les restaurants, bars et les endroits publics, des rues inaccessibles (ex: véhicules stationnés à cheval sur les trottoirs), le manque de possibilités de location d’équipements spécialisés(fauteuils roulants, chaises de bain, scooters électriques, etc.)

Les caractéristiques de cette clientèle spécifique

Les personnes handicapées constituent une clientèle très fidèle si elle satisfaite, et dont la durée de séjour est souvent supérieure à celle du marché traditionnel, compte tenu des problématiques de transports. En effet , on note que 92% des séjours durent une semaine minimum.

Pourtant une prestation adaptée de l’hôtelier ne sera pas considérée suffisante pour justifier d’une hausse du tarif mais sa dépense moyenne sera supérieure à la clientèle valide du fait qu’elle y prendra la majorité de ses repas et consomme volontiers des extras.

En France, le pouvoir d’achat des personnes en situation de handicap se situe entre 1020€ et 1980€ pour 43% et pour 31% d’entre elles il est même supérieur à 1980€.

Autre caractéritisque du tourisme accessible est le poids de l’accompagnement. Ainsi, on calcule qu’un handicapé génère en moyenne 2,5 accompagnateurs qui sont la plupart du temps le conjoint et/ou des membres de la famille. Les voyages en groupe, avec une association spécialisée, apparaissent comme le deuxième mode de séjour, pour les déficients mentaux plus particulièrement.

La grande majorité des personnes en situation de handicap recherchent l’intégration et pour cela, ils souhaitent voyager et séjourner dans les mêmes conditions que les valides. Le but pour les voyagistes n’est donc pas de créer une nouvelle offre mais d’adapter l’offre actuelle aux besoins de cette population.

Et les destinations favorisées par celle-ci sont les destinations à caractère rural car particulièrement bien placées pour l’accueil de ces personnes. A contrario, la montagne sera évité par les déficients moteurs pour des raisons d’accessibilité des activités, la ville étant difficile à appréhender et donc moins agréable à circuler  sera fui par les déficients sensoriels et mentaux.

Le moyen le plus utilisé est l’organisation autonome, le plus souvent dans le cadre familiale ou le bouche à oreille.

Il est donc important de savoir conjuguer les raisons de l’entreprise touristique avec la capacité de savoir répondre à une demande d’hospitalité qui requiert des attentions, du dialogue, des connaissances techniques.

De plus, l’accessibilité doit être considérée comme un service de la part des professionnels du tourisme et non comme un droit social accordé à une population.

Commenter cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *